lundi 3 avril 2017

Namibie 2017 - De keetmanshoop à la réserve naturelle de Fish River !

12 mars 2017.

Lever du jour sur Quivertrees !
Moins de route aujourd'hui mais réveil à 5 h 30 quand même pour 2 courageux (Elise et moi même) qui souhaitons voir le levée du soleil sur les arbres à carquois. Il fait frais mais pas besoin de se couvrir et en 10 min nous nous retrouvons au milieu des rochers et des ombres fantasmagoriques formées par les Quivertrees. La lune est pleine et les frontales sont inutiles. A partir de maintenant la lumière solaire va progressivement prendre la place de la nuit et nous allons assister en trente minutes à la mise en place de multiples tableaux dont le dernier ressemblera à un véritable incendie. 

Fin du spectacle et retour aux bungalows où les autres membres du groupe se retrouvent progressivement au petit déjeuner. Aujourd'hui nous avons 150 km de piste à effectuer pour rejoindre le Fish River Canyon, le second plus grand canyon au monde après celui du Colorado aux Etats-Unis.

Calins avec le gros chat !
Pour l'instant nous profitons encore d'un moment de pur bonheur puisque le propriétaire du lodge nous propose une dernière fois de rencontrer les guépards et cette fois pas seulement pour les regarder mais aussi les caresser. Quels gros chats ! 

Ce sont toujours des moments très particuliers car même si l'animal est "domestiqué" il n'en demeure pas moins un redoutable prédateur mais à son contact on oublie immédiatement le danger. Grossière erreur sûrement !

Bon ! embarquement pour un court trajet de 5 km à destination de "Giant's Playground" autrement dit le terrain de jeu des géants. La piste en sable est de bonne qualité et nous rejoignons rapidement la cour de récréation.  
Au milieu des cubes !
Jeu de construction !
Nous arrivons dans un décor constitué de blocs de rochers empilés les uns sur les autres comme si une force gigantesque les avaient placés là. Il y en a des milliers et nous cheminons une bonne demi-heure au milieu de ce vaste jeu de cubes. Pour ne pas se perdre il faut de temps en temps monter au sommet d'un empilement afin de repérer le parking où se trouve notre camion.

Décor de Far West !
Il nous faut reprendre la route d'autant que les fortes pluies des jours précédents auraient occasionné des éboulements et notre parcours s'en trouve modifier, c'est le propriétaire du lodge qui a averti notre guide. Adieu donc la nationale B1 et vive la piste D608.

Nous allons donc changer d'itinéraire et découvrir des paysages complètement nouveaux car désormais nous pénétrons en moyenne montagne. L'aridité est au rendez-vous et nous évoluons pendant 80 km au milieu de massifs rocheux formés par une forte érosion.

Pas de fumée à l'horizon !
Nous sommes transposés aux Etats-Unis en à peine quelques minutes et on s'attend à être attaqué par les indiens à tout moment. Même la roche semble être sculptée car nous croyons voir des visages sur les multiples sommets qui nous entourent. Le camion doit rouler un peu moins vite car il y a souvent des gués secs à traverser. 
Nous nous rappellerons longtemps la traversée du Klein Karasberge.


Visages sculptés !

Nous quittons bientôt la zone montagneuse et la plaine refait son apparition. La sécheresse est partout présente et seul le long serpent vert dessiné par des arbustes bas permet d'identifier la présence d'eau située à une profondeur de 2 mètres sous la surface du sol.

Encore quelques kilomètres et nous prenons la C12 vers le Nord pour revenir sur l'itinéraire initialement prévu. Maintenant nous retrouvons des paysages désertiques et la vie qui va avec. En effet nous apercevons nos premiers animaux à l'état vraiment sauvage car ici pas de barrières ni de grillages juste l'immensité. Bien sûr ils ne sont pas en nombre et c'est justement ce qui fait la beauté de ces brefs instants passés avec eux. 

Mademoiselle l'autruche !

Impalas et Oryx surpris !

Combien de zèbres ?
Quelques panneaux sur la route annoncent notre arrivée prochaine sur le lieu d'hébergement, le Fish River Lodge. Mais où peut-il bien être ? Du sable, des rochers  et tout à coup nous apercevons enfin ce qui ressemble à une construction humaine mais il faut vraiment être attentif. Totalement intégré dans le décor apparaît enfin notre lodge, tout simplement magnifique.

Arrivée sur le lodge !

Notre bungalow (à droite) !
Nous entrons par la partie accueil et restauration richement décorés et atteignons rapidement une terrasse extérieure qui domine une pelouse verdoyante insérée au milieu d'énormes rochers. Un sentier constitué de pierres plates permet de cheminer à travers ce dédale et nous permet d'atteindre les bungalows situés en contre-bas. Au-delà des hébergements d'une grande qualité nous pouvons poursuivre sur le sentier mais cette fois nous sommes littéralement dans le désert et la surprise est au bout du chemin puisque après avoir franchi une petite passe la vue se dégage complètement sur l'immensité désertique mais surtout sur une piscine que l'on croirait située au bout du monde !
Vue d'ensemble !

La piscine avec vue imprenable !
Nous investissons les lieux, passons à table pour un déjeuner à base de viande locale (oryx, zèbre, etc...) et bien sûr profitons de la piscine.

Nous avons l'après-midi pour nous car la prochaine visite concernera le canyon et Chris souhaite nous le faire voir peu avant le coucher du soleil. Tout un programme !

Il est 17 h. Nous embarquons pour 30 minutes de piste. Isolement, immensité, depuis 2 jours c'est l'infinité autour de nous d'où que l'on vienne et soudain s'ouvre devant nous un gouffre gigantesque, sillon colossal tracé dans le désert. Quelques chiffres : 160 km de longueur, plus de 27 km au plus large et une profondeur de 550 m. Mais comment décrire une telle immensité ?
Hiker's viewpoint !
Chris nous dépose à Hiker's viewpoint, d'où nous partons pour une petite randonnée de 1 h qui nous permettra de rejoindre le site principal où se trouve un petit centre d'information. Pendant tout ce temps nous allons progresser au plus près du bord du canyon et ainsi profiter d'une vue imprenable à couper le souffle.

Méandres de la Fish River ! 

Le soleil va bientôt se coucher et déjà les falaises changent petit à petit de teintes. Encore un spectacle haut en couleurs !

Coucher de soleil sur Fish River !




De retour au lodge un barbecue nous attend et ce soir nous allons encore pouvoir déguster des saveurs locales. Au moment de se coucher un coup d’œil vers le ciel montre une voûte étoilée comme on n'en voit plus jamais en France ! La nuit va être très bonne.

dimanche 2 avril 2017

Namibie 2017 - De Windhoek à Keetmanshoop !

11 mars 2017. Premier réveil en Namibie, le voyage commence. Départ matinal après un bon petit-déjeuner car l'étape du jour est longue (530 km) et va nous transporter jusqu'à Keetmanshoop en empruntant l'une des routes goudronnées du pays, la B1.

La B1 vers le Sud !

Encore 497 km !

Carte postale !
La B1 est l'axe principal goudronné qui permet de traverser Nord-Sud de Windhoeck à la frontière avec l'Afrique du sud. Géographiquement nous sommes sur le plateau central qui se caractérise par des paysages sans fin s'étendant à perte de vue. Nous le répéterons sûrement souvent mais c'est bien pour les paysages qu'il faut venir en Namibie, et si vous avez peur du vide alors faites demi-tour immédiatement. 

Paysage accidenté !
Avant la ville de Rehoboth située à 100 km pas une habitation en vue et le décor est encore constitué de mouvements de terrain qui brisent la ligne d'horizon. Encore 150 km de plus et on atteint Mariental où nous faisons notre première halte pour une pause bien méritée à la station service. Attention à bien se ravitailler en essence et en eau par exemple car 250 km nous séparent encore du but et il ne faut pas s'attendre à rencontrer grand monde. Ici la notion d'infini prend tout son sens et mieux vaut être prévoyant.

Mariental !
Désormais le paysage va s'ouvrir sur des plaines infinies d'où émergeront des prairies herbeuses permettant l'élevage de bovins que nous pourrons apercevoir proche des rares points d'eau.

Rare point d'eau !

Town ship à Keetmanshoop !
Il est bientôt treize heure lorsque nous atteignons enfin Keetmanshoop qui se prononce "kay-mahns-hou-eup". Cette ville à l'architecture allemande est le carrefour principal du Sud à partir duquel on peut rayonner sur les différentes zones touristiques. En ce qui nous concerne, nous allons y prendre notre repas du midi, faire le plein du véhicule puis nous diriger vers notre lieu d'hébergement situé 15 km plus à l'Est, le Quivertree Forest Rest Camp.

Forêt d'arbres à carquois !
Gîte pour la nuit !
Cette fois nous empruntons une piste de sable et arrivons au milieu de rien où, comme part magie, apparaît totalement intégré au décor ambiant un lodge constitué d'une bâtisse principale pour la partie restauration et de quelques bungalows. Cerise sur le gâteau, une piscine !






Au milieu des Quivertrees :
Nous prenons possession de nos confortables appartements puis après un temps de repos et un plongeon dans la piscine, nous quittons la zone à pieds pour rejoindre en une dizaine de minutes un espace rocheux d'où montent vers le ciel de magnifiques arbres, les fameux arbres à carquois appelés aussi "kokerboom". C'est un Aloes, plante géante et robuste que la lumière du soleil irise de reflets mordorés. Ce décor est un spectacle à lui tout seul !  Les écorces très légères sont évidées par les Bushmen qui s'en servent alors pour transporter leurs flèches d'où le nom d'arbre à carquois.

Famille de damans !

Damans au soleil !
Pris par l'ambiance irréelle nous ne prêtons pas tout de suite attention aux sifflements pourtant stridents. Puis tout d'un coup nous les apercevons : les damans. Et maintenant nous les voyons partout ! Peu farouches ils se laissent assez facilement approcher et sont particulièrement mignons. Mais attention, si les petits ne sont pas loin alors mieux vaut rester à l'écart car les adultes se postent alors devant nous et montrent les dents en poussant des cris qui ne donnent plus envie d'avancer. Savez-vous quel animal est le plus proche de cette adorable créature ? Et bien c'est l'éléphant et ce n'est pas une plaisanterie enfin c'est ce que disent les scientifiques. Pour donner un élément commun il y a les doigts par exemple qui comme chez les grands ongulés dont l'éléphant justement sont enveloppés par la peau du pied jusqu'à l'ongle qui ressemble alors à un petit sabot plat. 

Il est temps de quitter ce magnifique endroit car une autre activité nous attend et nous n'en savions rien avant d'arriver, il s'agit d'assister au repas des guépards. En effet le propriétaire de ce lodge en a recueillis qui ont été accidentés ainsi que plusieurs chiens d'ailleurs et ces magnifiques fauves disposent d'enclos suffisamment grands pour leur permettre de courir à leur aise. 

Le propriétaire nous invite à pénétrer dans l'un des enclos où se trouvent déjà 2 guépards et les deux félins arrivent rapidement tout en souplesse car ils ont aperçu les deux cuisseaux de springboks amenés par leur maître. Aussitôt déposés sur une grande pierre plate pour ne pas salir la viande (les guépards n'aiment pas la viande pleine de terre), que les 2 morceaux de gazelle sont immédiatement attaqués avec voracité par les 2 fauves. Ils ne va pas falloir longtemps pour qu'ils les nettoient parfaitement. On préférerait les voir dehors mais leur chance de survie aurait été bien mince alors pourquoi ne pas les protéger ainsi ?

Touche pas à mon Springbok !

A moi les restes !
Après cet intermède impressionnant c'est à nous maintenant de passer à table et de finir cette première journée mais une dernière surprise nous attend : un bébé phacochère déboule dans la salle à manger suivant comme son ombre le chien de la maison, décidément ce voyage nous réserve bien des surprises !
Phacochère !

Quelle allure !



mardi 14 mars 2017

Voyage en Namibie !

Et voilà, quasiment un an après notre voyage en Afrique du Sud, nous venons à nouveau d'atterrir à Johannesburg mais cette fois nous prolongeons notre périple en prenant la correspondance pour Windhoeck, capitale de la Namibie. A nous les merveilleux déserts et les safaris dans une nature totalement préservée.

Presque une fois et demi la superficie de la France, la Namibie compte un peu plus de 2,2 millions d'habitants ce qui en fait la 2° nation au rang des densités les plus faibles juste derrière la Mongolie.

D'après les guides en Namibie, tout est démesuré avec des paysages à couper le souffle à perte de vue. Plaines lunaires avec des ranchs, des montagnes de toutes les teintes et les fameuses dunes de sable rouge sont inscrites à notre programme sans oublier bien sûr la faune animal que nous devrions apercevoir dans le nord du pays entre le Damaraland et la région d'Etosha.




Mais pour l'instant c'est de Windhoeck qu'il s'agit. Après un vol de 2 heures depuis Joburg nous atterrissons au milieu du désert car la capitale est en altitude (1850 m) et son environnement n'est pas favorable à la pose d'un avion. Les formalités se font rapidement et l'accueil est plutôt sympathique.
Le camion !
Comme prévu Chris nous attend dans le hall principal et c'est un vrai bonheur de le retrouver car, au delà du guide, c'est une belle personne que nous avons vraiment plaisir à revoir.

Paysage autour de Windhoeck ! 
Nous chargeons les bagages dans son camion et prenons la direction de Windhoeck. Déjà nous ressentons la beauté des espaces et le dépaysement est au rendez-vous.
Babouin !
En approchant de la ville nous apercevons déjà des babouins au bord de la route et l'instant d'après nous pénétrons dans une capitale moderne avec ses avenues et ses maisons bien entretenues. Juste avant l'hôtel, un enfant dévale la route sur son caddy de supermarché, tout est bon pour s'amuser.

Centre-ville !

Descente en caddie !

Nous prenons possession de nos chambres et Chris repart vers l'aéroport chercher les 2 derniers membres du groupe qui va compter 9 personnes, 4 du Gabon, 2 parisiennes, 1 couple de bretons et une argentine.

Chez Joes beer house !

Pour occuper cette fin d'après-midi un petit tour au centre commercial s'impose avant d'aller dîner dans un lieu particulièrement typique, le Joes beer house, décoré d'un nombre incalculable d'objets en tous genres allant d'animaux sauvages empaillés jusqu'à des matériels recyclés (outils agricoles, vélos, panneaux, etc..), un vrai bric à brac exceptionnel. Nous retenons surtout le magnifique trophée situé au dessus de la porte du bar qui est constitué par l'entrelacement de deux cornes d'Oryx morts en combattant et attachés à jamais.

Nous venons déjà de passer un très bon moment, le voyage ne fait que commencer ...

dimanche 12 février 2017

Dans la sauce !

"Dans la sauce", voilà une bien belle expression qui n'a pas vraiment besoin d'explication, si ?

Tout a démarré un 18 janvier 2017. Je suis Porte est - Secteur E9 - Rang 9 - Place 39 !

Non, pas au stade de France mais au stade de l'Amitié à Libreville et j'assiste à la rencontre de football qui oppose, les Panthères aux Etalons soit, l'équipe du Gabon à celle du Burkina Faso. Accompagné par Bernard nous participons donc comme spectateurs à la Coupe d'Afrique des Nations 2017.
Gabon - Burkina
Même si le stade n'est pas rempli, l'ambiance est très bonne et déjà le Gabon est sous pression car après leur match nul 1-1 contre la Guinée Bissau en match d'ouverture, il n'a plus le droit à l'erreur.

Nous allons découvrir l'atmosphère africaine avec un brouhaha continu pendant 90 min et des tam-tams qui battent sans faiblir. La population burkinabé est nombreuse à Libreville aussi se fait-elle bien entendre dans les gradins du virage Nord et certains supporters ont le torse entièrement couverts de peintures vert-rouge-jaune et frappé de l'étoile jaune. 1 partout à la fin du match, toutes les équipes sont à égalité, le dernier match du groupe sera déterminant.

Coup d'envoi !
L'opportunité s'offre à nous de retourner au stade alors allons-y ! Cette fois c'est Cameroun contre Gabon, c'est à dire les Lions Indomptables contre les Panthères, un duel de fauves. Dernier match du groupe A, tout est encore possible pour le Gabon mais la victoire est obligatoire car le Cameroun a gagné une rencontre et a pris la tête.

Inutile de dire que l'ambiance dans le stade est survoltée et que tous les supporters sont sous tension. La rencontre est équilibrée mais les efforts fournis par les panthères sont insuffisants et le match finit sur un score nul 0-0. Le Gabon est éliminé de sa CAN et le Cameroun passe en quart de finale accompagné du Burkina Faso qui a battu la Guinée Bissau (les Lycaons) 2-0 pendant ce temps-là à Franceville.


Quart de finale !
Nous arrivons à sortir sans encombre et sur la route du retour les drapeaux camerounais flottent aux fenêtres de tous les minibus qui rentrent sur Libreville.

Samedi 28 janvier 2017. Quart de finale Burkina Faso - Tunisie, les Etalons contre les Aigles de Carthage. Cette fois c'est toute la coopération qui sort en famille pour un match couperet. Encore une fois l'ambiance survoltée est au rendez-vous et la communauté burkinabé prend rapidement le dessus sur les supporters tunisiens, le score est à la même image, 2-0 pour les Etalons. Ils vont retrouver l'Egypte, les Pharaons, qui vont les battre en demi-finale.

Finale CAN 2017 !



Bon, après réflexion et si on allait aussi à la finale ? Eh bien oui, profitons de la fête sportive qui nous est offerte. C'est accompagné de Marc et Bernard que je me rends au stade de l'Amitié pour assister à la rencontre entre l'Egypte et le Cameroun, choc de titans puisque nous avons devant nous les 2 recordmen de l'épreuve avec 7 étoiles sur le maillot des Pharaons contre 4 sur celui des Etalons.
Ambiance !

Cette fois le stade est rempli avec près de 40 000 spectateurs soit la capacité totale et nous nous en rendons compte bien avant d'arriver car il va nous falloir plus de 2 h pour rejoindre les gradins contre 1 heure pour les autres rencontres.
Le coup d'envoi est donné à 20 h et la folie s'empare des supporters pendant toute la durée du match. Nous sommes au milieu des fans camerounais et quelques autres brandissent quand même de temps en temps un drapeau égyptien. L'ambiance est conviviale et l'atmosphère monte encore d'un cran lorsque l'équipe égyptienne prend l'avantage juste avant la mi-temps !

Buuuuuuuuuut !
Reprise du jeu avec des Lions plus mordants qui prennent l'initiative et qui finissent enfin par être récompensés de leurs efforts.

C'est de la folie dans le stade et nous entendons clairement un nouveau slogan qui fait le tour de l'enceinte sportive comme une ola : les Pharaons dans la sauce, dans la sauce !!!!

Voilà enfin l'expression tant attendue et qui n'a pas vraiment besoin d'explication, n'est-ce pas ? Les gestes des supporters sont aussi particulièrement éloquents puisqu'ils miment à grand renfort de gestes l'attitude d'un cuistot remuant avec vigueur le contenu d'une énorme marmite.
Dans la sauce !


A partir de maintenant et pendant les 30 dernières minutes qui restent à jouer avant la fin du temps réglementaire, on ne va plus pouvoir s'asseoir car les supporters autour de nous sont en transe et oscillent entre inquiétude et excitation jusqu'à la délivrance qui leur est apportée à la 88° min par Vincent Aboubakar suite à un enchaînement contrôle poitrine, lob d'un défenseur et reprise de volée qui restera dans la mémoire collective.

Inutile de dire que nous ne pouvons plus nous entendre parler jusqu'au coup de sifflet final qui libère définitivement les Lions Indomptables qui pourront broder une 5° étoile sur leur maillot.


Quels moments nous avons passés ! Cette CAN aura été une bonne occasion de vivre le sport au cœur de la population et de connaître l'ambiance d'un stade en folie dans une atmosphère parfois surréaliste mais toujours pleine de convivialité !

Dans la sauce !!!!!!!!


















samedi 11 février 2017

Parc national de Pongara !

Situé entre la rive gauche de l'estuaire du Komo et la côte atlantique, le parc national de Pongara offre des paysages variés de savane, forêt et mangroves. Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est de trouver un endroit calme et reposant pour y passer une nuit tranquille. Ce lieu existe en façade atlantique, il s'agit de Pongara Lodge tenu par les sympathiques Fred et Marie qui réservent à leurs hôtes un accueil chaleureux.
Parc national de Pongara !

Port de Barracuda !
Départ du garage à bateaux de Barracuda que l'on atteint en prenant la direction d'Owendo et en tournant à droite au carrefour de l'École de gendarmerie (après le carrefour SNI). Nous sommes 7 à embarquer et prenons la direction de la Pointe Denis. L'estuaire est agité et les embruns causés par les sauts de l'embarcation nous fouettent le visage et bientôt nous sommes franchement trempés. Peu importe, le soleil brille et nous savons que nous serons rapidement secs.

Grumier flottant !
Pointe Denis !
Arrivée discrète à Pongara !
Une fois franchie la barre de la pointe Denis nous retrouvons le calme de l'atlantique et nous longeons la côte pendant encore 30 minutes avant de rejoindre le lodge. S'il n'y avait eu les quelques transats sur la plage nous n'aurions jamais trouvé le site tellement il est parfaitement intégré dans le paysage.

Mais avant de profiter du lieu il faut l'atteindre car la plage n'est pas directement accessible grâce à un ponton par exemple. Il faut procéder à un transbordement sur une autre embarcation faite sur mesure par Fred. On y monte trois par trois non sans s'être délestés de tous nos objets tels que sacs à dos, appareils photo et autres téléphones que nous mettons dans un baril étanche. Y-aurait-il risque de submersion ? Poussé par un moteur de 15 cv le frêle esquif prend la vague et le pilote adroit nous dépose au sec sur la plage mais il faut dire qu'une équipe de 4 personnes nous attend et tire l'embarcation qui possède des roues, ingénieux !
Engin de débarquement !
La plage est superbe et nous apercevons bientôt la partie principale du lodge totalement implanté au sein de la végétation ambiante : Mbolo Pongara !
Bienvenue à Pongara !
Un cocktail de bienvenue plus tard nous prenons possession de nos appartements, une jolie petite cabane plantée à l'orée de la forêt avec vue sur la savane et la mer, désormais place au farniente !
Notre bungalow !
Une fois installés nous rejoignons le bord de mer et partons pour une promenade sur la plage en nous dirigeant vers le Sud. Il y a des "falaises" situées à environs 3 km de là et la marée descendante devrait nous permettre de les atteindre. La côte est semblable à celle que l'on peut trouver à la Baie des tortues ou à Nyonié à la seule différence que de nombreuses grumes surplombent la plage. A croire qu'un chargement de navire est passé par dessus bord.

Plage encombrée !
Les "falaises" ressemblent à celles du phare de Gombé mais l'érosion liée aux vagues y est plus importante car il n'y a pas de roches basaltiques au pied. De nombreux arbres sont déracinés et des pierres en nombre occupent la plage mais on peut franchir la zone en toute sécurité.
Attention falaises !
De retour au lodge, nous profitons de la plage puis vers 13 h  nous rejoignons le restaurant pour y prendre un repas délicieux. Ici pas de carte mais un menu qui change quotidiennement. La cuisine est raffinée et le service est assuré avec efficacité par Ignace. Ce midi nous nous régalons d'une terrine de poissons, d'un filet de capitaine avec sa sauce au curry et d'un nougat glacé. La salle de restaurant est évidemment toute en bois, légèrement surélevée par rapport au sol (on y accède par des escaliers) et le décor est totalement réalisé à partir de bois flotté harmonieusement réparti.
Instant de tranquillité !

Après ce bon repas, petite balade digestive le long de la plage et surtout sieste sur les transats au bord de l'eau à l'ombre d'un arbre, le tout entrecoupé de baignades rafraîchissantes.
Arbre "rouillé" !
L'après-midi va ainsi passer sereinement jusqu'au départ des derniers "vacanciers" qui rentrent sur le continent nous laissant désormais seuls pour la soirée qui débute.
Encore un petit effort sur le transat et bientôt nous allons pouvoir profiter du soleil couchant sur cet océan atlantique qui ne demande qu'à être traversé.
Coucher de soleil !
Vue de notre bungalow !
Nous sommes donc les 2 seuls convives pour la soirée qui s'annonce et c'est dans une ambiance très amicale que nous allons passer cette dernière partie de la journée. Fred et Marie vont nous tenir compagnie et après un apéritif qui vient récompenser nos "efforts" un autre repas délicieux va nous être proposé (poulet sauce champignons lardons et carpaccio de fruits). Quel agréable moment !

Il est temps de rejoindre notre bungalow pour y passer la nuit et c'est à la lueur d'une lampe que nous traversons la partie de savane qui nous sépare de notre logis. Il faut rester vigilant car nous sommes en pleine nature et les éléphants sont parfois présents. La veille de notre arrivée, il y en a eu un qui s'est promené jusqu'au restaurant et qui s'est même permis de tremper sa trompe dans les bassines remplies d'eau qui nous servent à nous débarrasser les pieds du sable avant de pénétrer dans la salle à manger.  Pas de chance pour ce soir, pas de pachyderme en vue !

Café avant le départ en rando !
Réveil 6 h car nous nous avons rendez-vous avec Ignace qui va nous servir de guide pour une randonnée pédestre. Petit café afin de parfaire notre mise en jambe et c'est parti pour 3 heures de marche en forêt.

Petit pont de bois !
Nous allons cheminer à travers la végétation en quittant régulièrement la piste principale pour suivre les traces laissées par les éléphants et les buffles. Ignace connaît bien la zone et nous décrit sa forêt avec enthousiasme. La faune est absente et nous savons bien qu'il est difficile de l'approcher à pied mais nous persévérons. Enfin nous nous trouvons en présence de singes, plus précisément des moustacs mais ils sont très rapides et les apercevoir demande de la patience. Nous en aurons !

Après s'être hydratés grâce à une liane à eau nous poursuivons notre traque et suivons désormais des traces d'éléphants. Ignace nous explique leur cheminement et tente des approches mais rien à faire ils sont très mobiles et jouent avec le guide. Pourtant nous n'en sommes pas loin car l'odeur de l'animal est particulièrement intense.Il faut nous résigner à rentrer d'autant que la fatigue gagne et que la progression en sous-bois demande de l'énergie. Nous pataugeons encore un peu car les sentes sont très boueuses et la zone est vallonnée.


5 bungalows dans la savane !

Nous débouchons enfin côté savane et apercevons les bungalow. Allez une bonne douche et ensuite un petit-déjeuner viendront nous remettre en état.

Il est près de 10 h lorsque nous nous asseyons enfin devant une belle omelette. La matinée va vite passer et après avoir bien profité de la plage encore une fois, un dernier repas toujours aussi délicieux et une dernière balade sur le sable, il va être l'heure de revenir aussi sur le "continent".

Nous disons au revoir à nos hôtes dont nous remercions la gentillesse et l'accueil bienveillant et embarquons pour un retour rapide et au sec cette fois.

Merveilleux endroit que Pongara pour toute personne souhaitant se ressourcer au cœur d'une végétation luxuriante et sauvegardée dans un cadre parfaitement intégré. Dépêchez-vous d'y aller, il paraît que cela va bientôt fermer. Dommage !