dimanche 15 novembre 2015

Randonnées dans les quartiers - Okala !

L'U.F.E., union des français à l'étranger, est une association créée en 1927 qui a pour but alors de resserrer les liens entre les expatriés et la France et de faire reconnaître par les pouvoirs publics leurs droits à égalité avec ceux des Français de France. 90 ans plus tard son action aura permis des avancées en matière de droit de vote, de sécurité sociale, de représentativité nationale, de scolarité et un secrétariat d'Etat aux français de l'étranger est même créé en 2011.

Si j'évoque cette association c'est aussi parce qu'elle propose de nombreuses activités de cohésion visant à rapprocher les expatriés et notamment ici à Libreville où elle permet la découverte des quartiers de la capitale gabonaise grâce à une randonnée mensuelle.

Le tracé du jour !
C'est ainsi que depuis notre arrivée nous avons pu arpenter cette ville et cheminer au sein de quartiers qui nous seraient restés totalement inconnus autrement.

La première sortie nous amène dans la partie Nord de Libreville juste après l'aéroport dans le quartier d'Okala. 


Les randonnées font généralement entre 6 et 8 km et nous permettent de pénétrer au coeur des quartiers ou d'atteindre des points de vue ou des sites improbables comme par exemple celui de CICIBA lors de cette première marche.

Ne pas tomber !
Rendez-vous au Delta Postal, siège de Gabon Télécom, pour regrouper les troupes puis petit déplacement en convoi pour atteindre le point de départ réel de la randonnée. Nous nous garons au fond d'une impasse et nous voilà partis pour 1 h 30 de promenade.


Nous nous retrouvons rapidement dans un environnement végétal et découvrons déjà de petites plantations. Un petit pont de bois à franchir et cette fois il a tenu bon. Nous sommes sortis depuis le départ de la zone urbaine et l'habitat désormais est sommaire et bien souvent l'eau et l'électricité ne sont pas encore disponibles.
Habitat local !



Mangrove !
Nous nous éloignons de plus de plus des habitations pour finir par atteindre une dernière propriété au bout d'un cul-de-sac. Nous pénétrons dans ce qui ressemble à un petit parc et découvrons devant nous la mangrove qui borde l'une des nombreuses rivières qui partent vers le nord pour rejoindre la mer.

C'est l'occasion d'une halte boisson car si la température n'avoisine que les 25° le taux d'humidité lui est très important.

Repos sur sculpture !
De drôles de sièges s'offrent à nous. Il s'agit en fait de magnifiques colonnes en bois sculptées dont l'origine va nous être bientôt dévoilée : elles proviennent du CICIBA, le centre international des civilisations Bantu que nous allons avoir l'occasion de visiter car il fait partie du programme du jour.
Marée basse !

Nous reprenons notre cheminement sur une piste en bon état puis une route goudronnée nous annonce l'arrivée vers le centre international. Heureusement nous avions été sur internet prendre des renseignements sur ce "musée" ce qui nous a évité une grosse déconvenue en arrivant sur le site. 

Effectivement s'il porte encore le nom de centre international, il n'a jamais été mis en oeuvre et seuls les murs sont construits. Dommage car sa vocation était d'assurer la collecte, la sauvegarde et la promotion des valeurs de civilisations appartenant à une population de plus de 150 millions d'âmes.

Entrée du Ciciba !
11 pays africains ont apporté des fonds et un siège situé à Libreville a été construit mais aujourd'hui l'ensemble n'est plus que ruines et seules quelques familles squattent ce vaste chantier à l'abandon, véritable labyrinthe qui s'étend sur plusieurs niveaux. Les herbes folles ont envahi les bassins et les fontaines et un terrain de foot-ball sommaire permet aux gamins de s'éclater au milieu de ce vaste bâtiment tandis que deux imposantes défenses d'éléphant coulées dans le béton symbolisent sa porte d'entrée.


Il manque juste les lampes !
Nous reprenons notre randonnée pour atteindre à quelques centaines de mètres de là un autre bâtiment qui a l'air flambant neuf. Nous y pénétrons et surprise ! nous découvrons effectivement ce qui sert à priori de salle de réunion mais les travaux d'intérieurs ne sont manifestement pas encore terminés ou peut-être à l'arrêt ? On reviendra une autre fois !


Nous finissons notre boucle et rejoignons nos véhicules où un rafraîchissement nous attend car l'organisation est toujours impeccable ! Merci au G.O. !

Voilà une sortie pleines de surprises et d'autres encore nous attendent ! 


mercredi 14 octobre 2015

Mangabey couronné !

On pensait avoir vu tous les animaux possibles dans le quartier (crapaud, serpent, chien, oiseau, lézard, coq et poule). Aussi quelle ne fut pas notre surprise d'apercevoir sur le mur du voisin ce magnifique petit animal que l'on appelle un Mangabey couronné.

Originaire d'Afrique de l'Ouest, c'est un singe diurne semi-arboricole qui fréquente les forêts primaires. Il possède la caractéristique très intéressante d'être l'hôte de l'immunodéficience simienne dérivée de l'immunodéficience humaine (VIH) ce qui en fait un spécimen très recherché des laboratoires biomédicaux. Parallèlement c'est une espèce en voie d'extinction donc protégé, il serait moins de 1000 individus.

Nous sommes restés à le regarder quelques instants puis il s'est dirigé vers le jardin mitoyen pour y ramasser une mangue et la déguster tranquillement en équilibre sur un portail.

La vidéo vaut tous les discours


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dimanche 4 octobre 2015

Saison des pluies !

Aujourd'hui dimanche 4 octobre 2015, nous déclarons l'ouverture officielle de la saison des pluies.... sur notre quartier !

Bon il y a eu déjà un peu de bruine et de la "rosée" comme ils disent ici mais ce matin c'est une vraie pluie qui a duré au moins 1 heure et qui a trempé le bord de notre terrasse. Cela ravive les couleurs des plantes du jardin.

Ce n'est pas encore une averse tropicale mais nous ne sommes pas pressés de la voir arriver.




dimanche 20 septembre 2015

Attention chute de mangues !

Il y a un an déjà nous découvrions notre jardin avec ses bananiers et son manguier. La saison des mangues est bien lancée et on ne se souvient pas en avoir eu autant l'année dernière.
Attention chute de mangues !



Mangues au sommet !
Il en tombe tous les jours des dizaines depuis au moins une semaine et heureusement que l'arbre se déploie aussi largement sur les propriétés voisines. Si nous les enlevons quotidiennement ce n'est pas le cas ailleurs et bien sur elles pourrissent en libérant l'odeur caractéristique du fruit bien mûr laissé en plein soleil.

Nous avons résolu l'énigme de la quantité importante de fruits dans l'arbre, les chauves-souris ne sont pas au rendez-vous ! En effet l'année dernière elles avaient envahi le manguier de bonne heure et l'avaient dévalisé de tous ses fruits en moins d'une semaine.

Notre manguier !
Nous profitons donc de ces mangues fraîches quotidiennement en attendant l'arrivée de nos amis les chiroptères.

Pour la petite histoire la mangue originelle vient des Indes et l'ère des grandes explorations aura assuré sa diffusion dans le monde entier. Aujourd'hui on en compte des milliers d'espèces avec un fruit pesant de 300 g à 2 kg. Heureusement pour nous la catégorie de nos mangues relève du modèle léger. Mais quand même il ne fait pas bon être dans le jardin au moment d'une chute car les fruits les plus hauts tombent de plus de 15 m et lorsque l'un d'entre eux trouve notre toit métallique au lieu du jardin c'est comme un coup de fusil.

L'essentiel est de profiter de ce fruit délicieux riche en vitamines A, B, C et au fort pouvoir antioxydant.

Bonne dégustation !


mercredi 9 septembre 2015

Au bord de l'Ogooué !

A l'occasion du séjour de notre fiston nous n'avons pu faire autrement que de retourner à Lambaréné pour lui faire découvrir l'hôpital du docteur Schweitzer et sa ville, lieux que nous aimons bien pour leurs côtés reposants et dépaysants.

La sortie en pirogue sur le fleuve Ogooué fut naturellement organisée, nous avons vu les traditionnels pélicans, singes, hippopotames et cerise sur le gâteau un crocodile en train de bronzer sur un tas de branches mortes.

Encore un beau spectacle !

Crocodile !


Chalutier échoué !

Chaque matin en se levant nous avons la chance de voir la mer depuis la terrasse. Quelle ne fut pas notre surprise d'apercevoir hier matin un chalutier à quelques encablures* à peine de la côte.


Vue de la terrasse !


En fait il y a de nombreux navires dans l'estuaire mais ils ne s'approchent jamais de la côte car devant Libreville la hauteur d'eau est très peu importante et dès marée basse les rochers affleurent immédiatement.

Ce navire a donc dû briser ses amarres et dériver jusqu'à s'échouer. Il va subir le mouvement de la houle pendant 2 jours avant que les moyens adéquats pour le dégager de sa situation délicate ne soient trouvés.

Chalutier échoué !


* Ancienne mesure de longueur appliquée aux câbles des ancres et qui servait à estimer les courtes distances. (L'encablure était de 120 brasses [environ 195 m] ; lors de l'adoption du système métrique, on la fixa à 200 m.) (Larousse)

dimanche 6 septembre 2015

Les baleines à bosse !

Le Gabon offre une grande diversité animalière terrestre et depuis notre arrivée nous en avons eu un bel aperçu.
Mais le Gabon c'est aussi un espace marin très riche avec un animal exceptionnel : la baleine à bosse. Ce mammifère occupe tous les océans du monde, vit par petit groupe et migre lors de la phase de reproduction. Sa migration l'amène au large du Gabon au moment de la petite saison sèche qui dure de juillet à août.

Mer peu agitée mais humide !
Revenant de congés de France le 21 août, nous avons rendez-vous avec Arnaud, grand spécialiste des baleines, dès le 22. Nous  le retrouvons à l'embarcadère de Michel Marine et nous embarquons pour une virée de 5 heures au large de l'estuaire de Libreville, heureusement nous avons pris nos cachets de nautamine.

Au large de l'estuaire !

Il nous faut environ une heure pour atteindre le large et nous nous retrouvons à plus de 40 km de la côte. L'observation peut commencer. A partir de maintenant nous scrutons l'horizon à la recherche du moindre indice, une gerbe d'eau signe d'un saut, un nuage translucide témoin d'un souffle.

A environ 2 km nous pouvons apercevoir une véritable explosion d'eau, le spectacle va commencer. Arnaud met le cap sur ce qui ressemble au résultat d'un saut de baleine et en moins de 5 minutes nous sommes sur zone. Il met les moteurs au ralenti et nous guettons le moindre changement au niveau de la surface. Encore un peu de patience et le premier souffle se fait entendre puis un second. Elles sont là. 


La "bosse"
Bientôt c'est un dos qui apparaît, la fameuse bosse, très caractéristique de ce mammifère marin qui malgré son poids, entre 20 et 30 tonnes, fait preuve d'une très grande souplesse. Sa tête apparaît brièvement lors du souffle puis tout son corps s'arrondit pour montrer sa nageoire dorsale et enfin la caudale se dresse majestueusement, reste un instant immobile puis disparaît dans un nuage de vapeur.



C'est à ce moment que se forme à la surface de la mer une véritable nappe d'eau totalement lisse comme un miroir seul témoignage de la présence de ce cétacé de 25 tonnes.

Le "miroir"
La baleine plonge pour 10 minutes puis reprend le même ballet. Il y en a 3 autour du bateau qui semble d'un coup bien petit mais aucune sensation de stress malgré la proximité avec ces monstres marins.

Un saut a lieu un peu plus loin puis des dauphins viennent jouer autour de nous. Nous remettons en route car le trio s'est éloigné mais encore 5 minutes et nous retrouvons un nouveau groupe de baleines toujours aussi joueuses car elles se laissent approcher  et commencent aussi leurs mouvements d'ondulations puis de plongeons. Certaines font claquer leurs nageoires pectorales, d'autres se retournent complètement pour se retrouver sur le dos, c'est un merveilleux spectacle qui se déroule devant nos yeux ébahis. 

Quant au saut, nous en verrons mais de façon furtive car il est impossible de prévoir le point de sortie. Cela étant ces moments rares resteront gravés à jamais dans nos mémoires. 

Nageoire caudale !
Nous allons passer près de 3 heures à suivre différents groupes qui se livreront tous aux mêmes jeux de cache-cache mais se laisseront toujours approcher. 

Il faut maintenant mettre cap sur Libreville mais nous savons déjà que nous renouvellerons cette expérience forte en émotion.










mardi 18 août 2015

Dans la région de Franceville

Grâce au voyage d'étude réalisé en fin d'année académique avec les stagiaires de la 6° promotion, j'ai pu me rendre à Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué.

A cette occasion, j'ai découvert deux lieux incontournables de cette grande région du sud-est gabonais, le pont de lianes qui permet de franchir l'Ogooué  et les chutes de Poubara situées en amont de ce pont.

Ce pont entièrement construit à la main est constitué de plus de 2400 lianes et mesure environ 60 mètres de long.


mardi 11 août 2015

Danses africaines !

Danseuses !

Où que l'on soit sur Terre, la danse rythme le quotidien de nombreuses peuplades et sert souvent de support à la pratique de cérémonies ou de rituels. le Gabon est ainsi la contrée du Bwiti.


Arc en bouche !
Depuis notre arrivée dans ce pays nous avons eu l'occasion d'assister à un spectacle de danses africaines mais les conditions étaient médiocres. Une nouvelle opportunité s'est présentée et cette fois la magie fut au rendez-vous.

Joueurs de tam-tam
Le lieu se situe à environ 15 km de Libreville. Cependant avant d'atteindre le site il faut parcourir de nuit 5 km de piste particulièrement abîmée, infranchissable en forte saison des pluies. J'aurai du amener mon GPS car c'est un véritable dédale et nous comprenons pourquoi une personne de la troupe est venue nous ouvrir le parcours.

Le spectacle commence dès le parking improvisé au sommet d'une petite colline. Vêtu d'un pagne et couvert de peinture rouge et blanche un homme nous escorte jusqu'au point de rassemblement des invités, nous guidant sur un sentier délimité grâce à des torches de résine d'okoumé plantées dans le sol.

L'odeur caractéristique et la fumée nous plongent déjà dans l'atmosphère mystique de ce genre de cérémonie.
Début de la cérémonie !

Rite initiatique, le Bwiti, est normalement réservé aux hommes et les "initiés" considérés comme des "Maîtres" sont les seuls gardiens du mystère de la connaissance visuelle de l'Au-delà.



Ce rite est centré sur la consommation d'une plante, l'Iboga, sous le contrôle d'une "Mère", vieil initié, qui veille au bon déroulement de la cérémonie. Pendant plusieurs heures, le futur "initié" va être interrogé par les "Anciens", seuls juges de la valeur des descriptions. Pouvant durer plusieurs jours, cette initiation vise à faire remonter le futur initié à l'origine des temps, en revivant les souvenirs des générations qui l'ont précédé.

Jeunes danseurs !
Avant de revenir aux danses, un petit mot sur l'Iboga. C'est véritablement l'arbre mystérieux qui se dresse au coeur des traditions spirituelles du Gabon. On utilise l'écorce des racines réduite en poudre qui peut être mangée directement ou mélangée à de l'eau. Une fois ingéré, l'Iboga vous entraîne dans un long voyage dans le passé plein d'hallucinations multisensorielles.
Verre bio !



Notre soirée va durer plus de quatre heures et nous allons assister à un spectacle décomposé en 3 parties. Des danses effectuées en extérieur, un repas servi dans le temple où le futur initié est questionné et une 2ème séance de danses au sein de ce même temple.

Poulet, riz, choux et bananes !

Nous prenons place dans des gradins taillés à même la colline et au coeur de cette nuit noire le Ngonga, véritable maître de cérémonie lance la soirée. Chaque geste, chaque parole correspond à un rituel qui doit permettre la communion avec les esprits. Muni d'une torche en résine d'okoumé il marque le terrain sur lequel va ensuite évoluer le reste de la troupe composée d'une quinzaine d'hommes et de femmes.

Ensuite, selon un ordre bien établi chaque danseur va tour à tour s'avancer au milieu de ce théâtre et se lancer dans un florilège de danses et d'acrobaties. Le rythme est donné par les chants de l'assistance et par les tam-tam  à la peau tendue près du feu qui délivrent des battements lancinants à une cadence effrénée.
Nganga, le sorcier

Revenons un peu sur notre sorcier, le Nganga. Il porte un bandeau de tête formé de multiples coquillages (porcelaine) qui retient une plume d'aigle noire et blanche et une plume rouge de perroquet, lui conférant ainsi les pouvoirs respectifs de ces volatiles. Ainsi la vue perçante de l'aigle lui permet de distinguer le détail au milieu de la confusion, de voir à travers les esprits tandis que le perroquet lui donne le pouvoir de révéler et de communiquer. Le Nganga porte aussi sur son dos une peau de panthère, animal sauvage et indompté.

A force de danses, le sorcier va peu à peu maîtriser sa puissance puis l'absorber assurant ainsi la fusion de l'homme et de l'animal.
Harpe à 8 cordes !


En dehors des tam-tam qui vont résonner quasiment en continue 2 autres instruments sont utilisés. Le Mongongo, sorte d'arc dont la corde est une liane, mise en bouche cette dernière murmure comme un gémissement de la naissance ouvrant ainsi la cérémonie. Il y a aussi la harpe à 8 cordes appelée Ngoma dont les sonorités douces symbolisent la voix de Dieu. Nous allons les apprécier pendant le temps du repas qui nous est servi dans le temple où se déroulera la 2° partie de soirée.
Danseuse !

Les tam-tam résonnent à nouveau donnant le signal à la troupe qui reprend ces danses endiablées.

Après les tenues sobres faites de pagnes en raphia lors des premières danses désormais les tenues sont très colorées mais les peintures noires et rouges  continuent de recouvrir les visages et les corps.
Danseuse !

Chaque membre de la troupe va s'élancer tout à tour et les mouvements sont de plus en plus virevoltants. L'esthétisme est partout présent et l'association de cette musique saccadée à des chorégraphies tourbillonnantes finit par nous envoûter. 


L'esprit de la forêt !

La présentation va bientôt se terminer lorsque nous percevons un changement de cadence des tam-tam et les danseurs semblent attirer par un événement extérieur : c'est l'arrivée de Moukoukwé ou Okouyi, sous la forme d'un danseur vêtu entièrement d'un costume de raphia et portant un masque multicolore, il vient délivrer le message de l'esprit de la forêt aux hommes.
Danseuse !

Portrait !

Encore quelques minutes de danses tourbillonnantes puis chaque membre de la troupe quitte ce temple selon un ordre et une chorégraphie bien établi. C'est aussi le signal de notre départ la tête emplit de musiques et d'images colorées. C'est fût une très belle expérience  et nous avons touché du doigt l'un des rites les plus emblématiques du Gabon.

jeudi 4 juin 2015

Mer en vue !

Comme vous le savez nous fréquentons régulièrement l'arboretum de Raponda Walker lors de marches dominicales.

Clairière !


Nous avons arpenté ce lieu dans tous les sens et parcouru tous les sentiers. Grâce à mon GPS nous avons désormais une cartographie précise de cette forêt tropicale particulièrement dense.
Encore un effort !

Depuis plusieurs sorties nous tentons de trouver un accès à la mer car à vol d'oiseau il y a à peine 5 km mais jusqu'à présent le seul chemin qui s'en approche nous maintient à moins d'un kilomètre en restant parallèle au bord de l'océan. 

En discutant avec des randonneurs nous avons confirmation que nous sommes sur la bonne piste et qu'il faut persévérer. Cependant lors de la dernière tentative nous avons fait demi-tour au bout de 1 h 45  donc il va falloir envisager une sortie très longue.

Nous sommes à pied d'oeuvre à 9h  du matin en ce Lundi de Pentecôte lorsque nous prenons le départ pour atteindre la mer.

Nous progressons rapidement et malgré tout nous atteignons notre dernier point connu près de 2 heures après notre départ mais nous sommes bien décidés à poursuivre notre but jusqu'au bout !
Tortue !

Bel obstacle !

Nous rencontrons une petite tortue et le seul obstacle important c'est un magnifique Okoumé tombé en travers de notre chemin. Il faut aussi de temps en temps faire usage du coupe-coupe car il y a des arbustes abattus mais ce n'est pas un problème.

2 h 30 de marche et nous devons faire un choix car une intersection s'offre à nous, le GPS nous indique clairement la mer sur la droite à moins de 600 m donc pas d'hésitation. Encore un effort et bientôt nous entendons un bruit sourd qui ne peut-être que le son des vagues qui s'écrasent sur la côte.

Mangrove !
2 h 55 : on aperçoit une mangrove mais  toujours pas la mer alors que le bruit est de plus en plus en fort.
Sable blanc !

3 h de marche : Mer en vue !

Il faut arriver quasiment sur la plage pour voir l'océan mais quel spectacle ! Palmiers, sable blanc, côte sauvage, une vraie carte postale !

Côte sauvage !

Nous prenons un repos bien mérité ainsi qu'un bon bain et au bout d'une heure il faut quand même se résoudre à partir.

Nous allons mettre 2 h 25 pour revenir car le chemin est désormais dégagé et nous sommes encore sur notre petit nuage.

Objectif atteint !







Séjour dans le parc national de La Lopé !

Départ pour un weekend de 4 jours direction la Lopé !
Eglise de Ndjolé !


Ce parc est le premier du Gabon à avoir été classé sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il est situé vers le nord du massif  Du Chaillu, en plein cœur du Gabon à 5 heures de train ou 9 heures de voiture de Libreville.

Mont Brazza !


L'endroit est magnifique, l'hôtel qui nous accueille est situé à côté de la rivière "Ogooué", immergé dans un cadre de verdure, avec une vue sur le Mont Brazza.



Jeudi 14 mai, nous avons pris la route à 6 heures du matin, (distance prévue environ 350 km). La sortie de Libreville et le passage souvent encombré de PK12 se sont très bien passés. Nous avons roulé jusqu'à Bifoun et y avons fait une petite pause café à l'abri de la pluie sous le marché couvert. La route était  bonne jusque là !
Sortie de route !

Nous profitons encore de soixante kilomètres de bitume, dépassons la ville de Ndjolé et en chemin nous rencontrons un petit problème ; un camion qui a quitté la route la veille s'est retrouvé dans un ravin (le chauffeur s’est endormi) et une grue a été mise en place pour le sortir de là, nous attendons donc sur place !

Au bout d’une bonne demi-heure c’est reparti, tout est rentré dans l’ordre et nous avons pu reprendre la route. Vers midi nous nous arrêtons pour un petit pique-nique à Junkville ! Il nous restera environ deux heures avant d’arriver à destination (environs 80 km de piste correcte).
L'Ogooué !


Après une bonne pause nous repartons, nous avons hâte d’arriver pour participer au safari de l’après-midi.

15H nous sommes enfin arrivés, nous passons à l’accueil récupérer nos clefs et nous inscrivons au safari de 16H. Pas une minute à perdre ! Nous posons nos affaires, nous nous changeons et c’est déjà l’heure du rendez-vous. Nous montons dans le 4x4 direction la savane et la forêt.
Attention passage d'éléphants !

Hélas nous ne verrons pas grand-chose durant cette sortie, quelques buffles de très loin, quelques oiseaux mais ce sera tout. Retour à l’hôtel à 18h30, nous allons donc nous poser un peu avant d’aller rejoindre nos amis pour l’apéro ! Dîner et enfin un gros dodo car la journée a été longue !
Lac aux buffles !


Vendredi 15 juin, nous nous réveillons de bonne heure car nous avons décidé de gravir le Mont Brazza (départ prévu à 7H). Un véhicule nous dépose au pied du mont, nous commençons l’ascension ! La montée est assez raide mais nous cheminons tranquillement avec quelques petites pauses entre autre pour essayer d’apercevoir des singes qui bougent dans les arbres ! Sur à peine plus d'une heure d'ascension nous aurons mis au total 25mn pour gravir le mont, le reste du temps correspondant aux arrêts ! La vue est magnifique, nous nous dépêchons de prendre quelques photos car de gros nuages apparaissent. Il est temps de redescendre !
Sommet 429 m !


Nous sommes contents nous avons de magnifiques images plein la tête. Le midi nous décidons d'aller manger dans le village de La lopé dans un petit maquis très local "la maison mère", au menu poisson du fleuve et riz sauce tomate, c'était très bon !
Maquis très local !

L’après-midi nous avions prévu de partir en pirogue voir des gravures rupestres mais au moment du départ on nous annonce que la pirogue a pris l’eau, il est donc impossible de faire la sortie ! Dommage, nous restons donc à l’hôtel et profitons de la piscine.
Pirogue dans l'Ogooué !



Le soir nous décidons de prendre l’apéro au bord de la piscine ! La nuit est tombée lorsque nous voyons un chat qui guette manifestement une proie, nous l’observons un petit moment puis nous décidons d’aller voir ce qu’il guette et là oh surprise « un python » ! Nous le prenons en photo il est très beau !
Joli python !


Samedi 16 mai, aujourd'hui au programme balade dans la forêt de Mikongo où nous espérons voir quelques gorilles. Nous avons trouvé un guide que nous récupérons en chemin et c’est parti. A environ une heure de route nous voilà arrivés à destination, les 9 derniers kilomètres étant en pleine forêt.

Nous nous garons au coeur d'une clairière qui abrite un ancien site touristique laissé à l'abandon et partons dans la forêt pour une randonnée de 4 heures mais au bout de 10 mn nous devons déjà faire demi tour car la pluie de la veille a grossi les ruisseaux et nous ne pouvons pas passer.
Traces d'éléphants !
 Le guide décide donc de changer de parcours.

Nous marchons durant 3 h mais à part quelques traces et excréments d’éléphants ainsi que des branches qui bougent nous ne verrons pas d’animaux sauf, quand même, une antilope sur le sentier de retour.

Antilope !
Quoi qu’il en soit la balade était fort agréable quand même. De retour à l'hôtel direction la piscine ça fait du bien de se mettre dans l'eau car il fait très chaud. 





Le soir l'hôtel a prévu un barbecue au bord de la piscine, nous faisons connaissance avec d'autres personnes et chacun de raconter ce qu'il a fait ou vu durant ce petit séjour, nous avons passé une agréable soirée et le personnel nous a fait une démonstration de danse.
Porc-épic !

Entrée de Ndjolé !
Mais à 23h il est temps pour nous d'aller nous coucher car nous voulons prendre la route de bonne heure le lendemain, nous savons qu'il nous faudra compter environ 9h pour rejoindre Libreville.