samedi 9 mai 2015

Parc national de Loango !

Première journée !
Avec les vacances de Pâques c'est 6 jours de congé que nous allons mettre à profits pour s'enfoncer encore un peu plus dans le Gabon : direction le parc national de Loango !
Ce parc est situé sur la façade ouest du pays dans la province de l'Ogooué-Maritime. Cette province dont la capitale est Port Gentil, accueille 3 grandes lagunes, du nord au sud, la lagune du Fernan Vaz, celle d'Iguéla et de Sette Cama, c'est la seconde qui nous intéresse.

Rive de l'Ogooué !
A vol d'oiseau depuis Libreville, seuls 300 km séparent la capitale du parc de Loango, aussi appelé "joyau du Gabon". Cependant en voiture il va falloir parcourir 600 km et compte tenu de l'état des routes nous programmons 2 jours de déplacement pour atteindre notre but en toute sécurité même si les indications fournies par un road book utilisé par des précédents explorateurs décrivent son accès en une seule journée (de 12 heures quand même).

La sécurité étant une priorité, nous partons à 3 véhicules, emmenons des outils comme des pelles, des coupe-coupe et autres sangles, des jerrycans de gazole car les stations service seront rares et même un téléphone de type Immarsat pour nous garantir une liaison satellitaire en cas de problème grave.
Au terme de ce voyage nous n'aurons eu besoin que des coupe-coupe mais à 50 km près l'un des 4X4 aurait pu avoir l'usage d'un jerrycan.
environs de Fougamou !
La première étape (330km) va nous amener de Libreville à Fougamou. A part la sortie de la capitale qui peut s'avérer compliquée à cause de la circulation et les 70 premiers km jusqu'à Kango qui ne sont pas totalement bitumés, pour le reste, c'est une route en parfait état qui s'offre à nous et nous atteignons Lambaréné après 4h de trajet, trajet pris en compte depuis PK9 et avec une pause café au niveau de l'Equateur (PK131).


Auberge du rond-point !
Nous rejoignons une rive de l'Ogooué après le passage du premier pont et nous y faisons un pique nique (PK237).

Nous continuons ensuite plein sud direction Mouila pour finalement atteindre le terme de notre première journée, Fougamou, vers 14H. (PK330). Nous traversons cette petite bourgade par son centre ville (il y a une rocade par la droite) en longeant la rivière Ngounié.


Nous trouvons notre gîte pour la nuit à la sortie de la ville : l'Auberge du rond point, située comme son nom l'indique, juste après le rond point qui raccorde la rue principale à la rocade. Vu de la route l'hôtel est situé sur la gauche et est repérable à ses murs peints en violet.

Nous y prenons nos chambres qui ont été préalablement réservées et faisons connaissance avec notre guide Piblé car une petite excursion est prévue pour occuper notre après-midi.

Obstacle !
Nous reprenons donc la route vers Lambaréné sur 5 km environ jusqu'au lieu dit Kessi 2. Nous nous engageons à droite sur une piste de terre et au bout de 3 km un tronc d'arbre obstrue le passage.

Il n'est vraiment pas possible de le déplacer il faut donc nous résoudre à faire demi tour car il y a encore trop de chemin pour atteindre les chutes de l'impératrice ou plutôt le projet d'installation touristique qui aurait du permettre d'accéder aux chutes.

Vers les rapides !
Pour les lecteurs de ce blog vous devez vous dire "mais il a déjà écrit un sujet sur les chutes de l'impératrice ?" et vous avez raison. Nous avons évoqué ce lieu de visite lors de notre 2° déplacement à Lambaréné car ce week-end là nous avions remonté en pirogue la Ngounié jusqu'aux rapides. Cette fois il s'agit des chutes situées à une dizaine de kilomètres en amont que nous aurions dû atteindre par la route, tant pis !
piste en latérite !

Le guide nous propose alors de nous amener aux rapides évoqués ci-dessus car on peut aussi les atteindre en 4x4.
Nous repartons encore un peu plus vers le nord pour prendre la direction du village de Sindara où nous retrouvons aussi la mission visitée lors de notre remontée en pirogue. Si la piste est correcte au départ, elle devient de plus en plus étroite et bientôt totalement envahie par la végétation. Bientôt arrivés lorsque de nouveau un arbre abattu.
Encore un effort !
Les rapides !
Cette fois nous décidons de finir à pied mais auparavant il faut faire usage de coupe-coupe car la végétation est tellement dense qu'il est difficile d'ouvrir les portières. En 10 minutes à peine des espaces sont dégagés et il sera même possible de faire manœuvrer les 4x4 pour éviter d'avoir à rebrousser chemin en marche arrière.
Nous entendons distinctement le bruit fait par l'eau qui bouillonne et en peu de temps nous atteignons la rivière exactement là où nous avions pique-niqué 3 semaines auparavant. Pour information on peut donc atteindre les rapides depuis Lambaréné en 4 h de pirogue ou 1 h 30 de 4x4. 

Allée de manguiers !
Nous poursuivons la visite par la mission de Sindara et son église Notre Dame de l'équateur où nous rencontrons des enfants qui s'amusent avec des jouets fabriqués par eux même : l'ancêtre des voitures téléguidées, très astucieux !

Voitures "téléguidées" !
Il est temps de repartir car la nuit va vite arriver mais nous allons encore néanmoins jusqu'au bac de Sindara qui permet aux autochtones de traverser l'Ogooué pour continuer sur une mauvaise piste de plus de 65 km et atteindre des villages pygmées.
La nuit est tombée lorsque nous revenons à l'Auberge du rond point mais avant de songer à l'apéritif nous devons faire le plein de nos véhicules à l'unique station du village située à 3 km au sud de Fougamou. Il ne faut pas rater ce moment du voyage car c'est la dernière station que nous allons rencontrer. Nous allons faire un minimum de 570 km avant d'y revenir d'où la présence de bidons de secours.

La soirée va se passer tranquillement, pour le repas un choix parmi deux plats et pour l'apéro il faut passer commande, payer l'addition et ensuite un des personnels va acheter le nécessaire à l'extérieur de l'établissement ! Maintenant une bonne nuit car demain la journée sera longue !

Brumes matinales !
Deuxième journée !
 
Réveil 7 heures, petit déjeuner tranquille et à 8 heures c'est le départ.

Paysages !
Nous profitons bien des 23 premiers kilomètres de bitume car ce sont les derniers de la journée. Au village de Yombi, au rond point, nous prenons à droite une piste en latérite d'environ 65 kilomètres jusqu'à la ville de Mandji, nous alternons entre savane et forêt et avons régulièrement des vues sur de larges horizons.


Mauvaise piste !

Si la piste est globalement satisfaisante de nombreux trous et flaques nous obligent à être vigilants et nous allons faire un temps de parcours supérieur de 40 min à celui indiqué sur le road book.
Traversée de Mandji !


La traversée de Mandji est surprenante car nous retrouvons un goudron en parfait état sur 3 km.


Point de contrôle !
Nous atteignons la barrière CBG (Compagnie des bois du Gabon),  premier point de passage contrôlé de la journée puis c'est reparti pour 85 km de piste où l'attention sera de tous les instants (petits villages habités, enfants, animaux, trous, etc.) Cette portion du voyage est plutôt forestière.

Bonne piste !



Check point est !
Il est 12 h 30 (PK169) lorsque nous atteignons le check point Est de la concession Total, à ce niveau nous devons montrer patte blanche et nous allons faire les 21 km suivants sous escorte d'une agence de sécurité à une vitesse maximum de 30km/h pou relier le check point Nord.

Pipelines !

Ce passage est sécurisé car nous sommes dans une concession pétrolière et nous allons longer en grande partie des pipelines. 

Bientôt la fin ?
Maintenant il ne reste plus que 79 km à parcourir pour atteindre notre but ! mais ce sont les plus durs !

Parc de Loango !

Flaque d'eau !

Encore de l'eau !

Ce final dont une partie suit un gazoduc est en mauvais état, pour preuve nous allons mettre 3 h 25 pour effectuer ce trajet lorsque le road book indique 1 h 30. C'est une succession de chemins ravinés de flaques d'eau, de virages, de trous.

Nous poussons un ouf de soulagement lorsque nous voyons les 2 guides qui nous attendent au bord du chemin à 12 km du lodge, cependant la présence de ces guides est rendue nécessaire car ils sont les seuls à connaître les pièges du tracé final et notamment le passage de trous d'eau qui ont piégé 2 semaines auparavant un 4x4 durant 3 h.

On arrive !

Attention au piège !
Comme nous avons de la place nous embarquons les guides et passons en premier. L'arrivée sur les zones humides est impressionnante, leurs passages encore plus, surtout lorsque l'eau arrive jusqu'au pare-brise, mais ça y est les 3 véhicules ont franchi les obstacles sans mal et le final est de toute beauté. Le lodge est situé au bord de l'eau, un cocktail de bienvenu nous est offert sur la terrasse avec vue sur la lagune et la savane où nous apercevons notre premier buffle. 
Dernier tronçon !

Nous aurons parcouru 269 km en 9 h 25. Bienvenus au Loango Lodge !




Enfin !






samedi 25 avril 2015

Kayak sur l'Ogooué ! (fin)

Ecope mousaillon !
2° jour. Nous partons pour une journée complète de pirogue à moteur. Au programme, trouver les hippopotames, les singes et autres animaux, visiter la mission catholique de Sindara et surtout atteindre les rapides des chutes de l'Impératrice, fin de la partie navigable de la rivière Ngounié. Ce périple va prendre 7 heures, 4 heures pour remonter le courant jusqu'aux chutes et 3 heures pour revenir à Lambaréné.

Station service fluviale !

Nous quittons l'hôpital vers 10 heures mais Yaya n'a pas fait le plein aussi nous devons d'abord passer par la station service fluviale qui est en aval de notre circuit, ce qui nous retarde d'1 heure environ mais maintenant nous avons l'habitude de ce genre "d'imprévu". Ce contre temps va, d'une part, nous permettre d'assister en direct à la vente de poissons (posés à même le quai à côté de la station) ainsi qu'au ballet des pirogues venant faire le plein ou décharger les marchandises et, d'autre part, nous faire rentrer de nuit sur le fleuve sous un ciel plein d'étoiles.
Cheval du fleuve !


Nous sommes enfin partis et nous nous retrouvons rapidement au milieu du grand fleuve dont les eaux ne sont pas encore très hautes. Cette situation est favorable car il y a encore des bancs de sable et donc peut-être des hippopotames. Et c'est le cas ! Yaya attire notre attention sur une petite île et alors que nous en sommes encore à une centaine de mètres, nous voyons clairement se mettre à courir 3 mastodontes qui se jettent à l'eau en quelques secondes pour s'y réfugier. Nous pouvons les observer pendant une dizaine de minutes mais il faut continuer car nous sommes encore très loin du but. La remontée de la Ngounié se fait à vive allure (25 km/h) et nous profitons du spectacle offert par les oiseaux et par cette végétation toujours aussi luxuriante.
Mur végétal !

Varan !
Nous allons même apercevoir quelques singes, mais surtout "des branches qui bougent". Une autre rencontre se produit peu de temps après lorsque Yaya arrête brutalement sa pirogue au milieu du fleuve. Il a repéré quelque chose qui flotte et nous nous approchons tout doucement pour finir par distinguer clairement un varan. L'animal est en train de traverser le fleuve et nous avons tout loisir à le photographier.

Il faut nous dégourdir les jambes aussi Yaya nous accorde une pause et accoste au niveau d'une case de pêcheur. Le propriétaire est absent mais il ne manque pas d'humour, regardez comment il appelle sa cuisine !
Le bureau du ventre !

Rapides de l'Impératrice !
La rivière se rétrécit mais les berges restent encore éloignées de plus de 200 mètres lorsque nous entendons un grondement. Entre ce bruit et la sensation d'un courant de plus en plus fort nous savons désormais que nous atteignons notre but : les rapides des chutes de l'Impératrice !
Encore un virage et cette fois nous les apercevons; Yaya manœuvre la pirogue adroitement pour nous échouer sur une petite plage de sable abritée sous une toiture végétale dense et nous débarquons avec tout le nécessaire pour un pique nique.
Les Impératrices !

 

Une centaine de mètres à pieds, une petite descente au milieu de la végétation et nous nous posons enfin sur des rochers à hauteur des chutes d'eau. Le bruit n'est pas fort et le spectacle en vaut la peine, nous allons maintenant nous restaurer d'un plat de pâtes et de poulet.
Embarquez !



Il est temps de rebrousser chemin en passant par la mission catholique de Sindara située à 3 km en aval des rapides. C'est à ce moment que nous décidons avec Mario d'utiliser le kayak que nous avons emmené avec nous dans la pirogue.


Ramez !
D'une longueur de 4 m, équipée en 2 places, cette embarcation légère gonflable va nous permettre d'être au plus proche des éléments. Nous embarquons à partir de la petite plage tandis que la pirogue s'est déjà éloignée emportant Béa et Martine. Nous sentons rapidement le courant nous pousser au milieu de la rivière et c'est parti pour 15 mn de pur bonheur, nous descendons la Ngounié ! Au ras de l'eau c'est une sensation très particulière et nous faisons corps avec la rivière, encore quelques coups de pagaies et il faut négocier l'accostage au ponton de la mission. Si on se loupe Yaya n'a plus qu'à venir nous chercher car nous ne pourrons pas remonter le courant. Encore un effort et nous nous retrouvons bord à bord avec la pirogue déjà attachée.

Vierge aux 3 épis !


Mission Sindara !
Il nous faut marcher une dizaine de minutes avant d'atteindre la mission. Elle n'est malheureusement plus active mais les bâtiments sont encore en très bon état et une fois de plus on assiste à la disparition lente mais inexorable d'un magnifique patrimoine. Une école reste cependant encore ouverte ainsi qu'une chapelle appelée "Notre Dame de l'Equateur". La particularité de cette chapelle est que l'on y trouve une sculpture en bois représentant une Vierge Noire tenant 3 épis de blé dans la main et pourquoi ? Cela vient du fait que les missionnaires qui ont ouvert ce site en 1899 étaient partis de notre Dame des 3 épis, en Alsace, le monde est petit !
Cueillette de pamplemousses !

Retour à la pirogue car le chemin est encore long non sans avoir cueilli quelques pamplemousses dont nous allons apprécier le jus.


Il faut rentrer !
Grace au courant notre allure est rapide mais insuffisante pour rentrer avant la nuit.

Qu'à cela ne tienne, nous allons avoir droit au milieu du fleuve au spectacle du coucher du soleil et ainsi voir les murs de végétations prendre des couleurs encore insoupçonnées.

Fromager !
Nous ne sommes pas prêts d'oublier ces moments merveilleux ainsi que la voûte étoilée qui nous a accompagnée la dernière demi-heure.
Coucher du soleil sur la Ngounié !


Ce soir nous allons manger en ville et nous choisissons le maquis "l'escale du port" situé au début du deuxième pont menant à la partie sud de la ville. Au menu, steak haché, queue de bœuf, brochettes de poulet et défaite de Marseille battue par le PSG.




3° jour. Il faut maintenant rentrer sur Libreville mais auparavant nous ne pouvons pas quitter ce bel endroit sans profiter une dernière fois de L'Ogooué. Il est 6 h 45 du matin lorsque nous donnons les premiers coups de pagaies. Eh oui ! nous avons remis le kayak à l'eau et remonté le fleuve sur une eau calme et lisse, un vrai miroir seulement troublé par la vague formée par le déplacement du frêle esquif. Le soleil se lève sur l'horizon et de la brume recouvre la forêt tropicale. Encore des images à jamais gravées ! Mais nous garderons aussi ce moment inimaginable où, au milieu du fleuve, nous nous sommes retrouvés sur le sable debout dans 10 cm d'eau. Encore un dernier effort et nous revenons sur la berge où nous attendent Béa et Martine. Maintenant nous pouvons quitter Lambaréné sans regret !
Miroir du fleuve !

Vue sur l'Ogooué !

Kayak sur L'Ogooué ! (épisode 1)

Entrée de l'hôpital !
Un weekend  de trois jours s'offre à nous aussi nous en profitons pour reprendre la route vers Lambaréné. Après avoir exploré le fleuve Ogooué vers le Sud et sa région des grands lacs, nous allons cette fois remonter le courant et nous diriger vers le Nord pour emprunter une rivière, la Ngounié sur une longueur de 100 km environ. En fait nous accompagnons Martine et Mario car c'est ce dernier qui a eu l'idée de me proposer une nouvelle activité, faire du kayak sur ce fleuve mythique qui coule devant l'hôpital Schweitzer.
Chris m'a adoptée !

  
Partis le matin vers 8 h nous atteignons Lambaréné aux environs de 12 h 30 et allons prendre notre repas au "Carpe diem", petit maquis avec terrasse donnant directement sur le fleuve. Le repas est léger car Marie Bianca, la propriétaire, n'a plus beaucoup de vivres et l'eau en bouteille a même disparu des rayons des boutiques. Nous allons néanmoins pouvoir manger quelques petites carpes fraîchement pêchées accompagnées des inévitables allocos le tout arrosé de bière locale.


Ramasseurs de sable !
Pendant que nous déjeunons nous assistons au travail difficile des "ramasseurs" de sable. En effet, L'Ogooué est encore peu profond et c'est donc un moment favorable pour collecter le précieux matériau qui sert à toutes les constructions. Les "ramasseurs" utilisent un seau pour racler le fond du fleuve et déposent ensuite le sable encore humide à bord d'une minuscule pirogue pour ensuite rejoindre la rive et y déverser toute la cargaison qui sera immédiatement pelletée à l'arrière d'un camion. Le travail est pénible car il faut de nombreux seaux pour remplir une pirogue et en fonction de la hauteur d'eau les "ramasseurs" s'immergent parfois complètement, disparaissant à notre vue.

Retour à la berge !
15 heures. Il est temps de rejoindre l'hôpital Schweitzer pour y signaler notre arrivée et récupérer nos chambres car nous avons encore choisi ce lieu pour y passer deux nuits. Il y règne une grande impression de sérénité et a l'avantage d'avoir un accès direct au grand fleuve. A peine sur place que nous retrouvons Yaya, notre guide pour les deux jours et avec qui nous avions déjà découvert le Sud, un charmant personnage !

Papyrus !
Il va d'ailleurs nous prendre en mains immédiatement après avoir déposé nos bagages pour nous faire  faire une petite balade forestière de 2H autour de l'établissement. Même si nous commençons à bien connaître ce milieu, c'est toujours avec beaucoup de bonheur que nous pénétrons dans cette forêt primaire à l'odeur si caractéristique. Nous allons cheminer ainsi très tranquillement, passant de milieux couverts à des zones humides, de cultures d'ananas à de la savane herbeuse.

Zone humide !
La nuit va nous surprendre alors que nous quittons tout juste la forêt et Yaya nous propose alors de finir cette promenade par une découverte de l'hôpital moderne. Fonctionnant à partir de dons cet établissement est de type pavillonnaire et il est réhabilité au fur et à mesure que les donateurs s'engagent. Ainsi de nos jours, les blocs opératoires sont en cours de réfection, un bâtiment de médecine interne vient d'être livré et il y a tout un ensemble de laboratoires de recherches entièrement refait. La philosophie du docteur Schweitzer est toujours appliquée : "Préserver la Vie" et celui qui ne peut pas payer trouve alors un petit travail sur place afin de ne pas être redevable.
Réfectoire !
Boutique !

Il est temps de rejoindre nos chambres et surtout le réfectoire pour y prendre notre dîner, moussaka locale.




jeudi 2 avril 2015

Usine de contreplaqués !

Le Groupe Rougier est une entreprise française spécialisée dans la commercialisation de bois et la production de panneaux à base de bois.
Plan de l'usine !

Bienvenue chez Rougier !

Arrivée des grumes !

La construction de la première usine a eu lieu en 1923 à Niort. En 1930, la deuxième usine a marqué les premiers liens avec l'Afrique puisqu'elle était destinée à la production de contreplaqués à partir d'okoumé importé du Gabon.

Cela déboucha au Gabon sur les premières exploitations forestières en 1952 et la production d'okoumé déroulé en 1966.
Le travail commence !

L’usine de déroulage se situe à Owendo, une commune située au Sud de Libreville.


Nous avons pu la visiter lundi dernier. L’entreprise est située au bord d’un affluent du Komo car au début de l’exploitation le transport du bois se faisait par voie navigable maintenant ce sont les camions qui ont pris le relais et qui déchargent leur cargaison quotidiennement.

Cette société dispose aussi désormais d’une certification « développement durable » et, pour faire simple, elle exploite les arbres qu’elle a plantés.

Sciage !
Un chiffre est surprenant : il y a un ou deux prélèvements d’arbres par hectare tous les 25 ans. Je vous laisse imaginer la superficie des concessions (plus 1 millions d’ha) soit malgré tout encore un abattage d’une centaine d’arbres par jour.
Ecorçage !



La chaîne commence par le découpage des troncs en petits morceaux de 2 mètres (1500 kg) qui font l’objet d’une première opération de nettoyage, l’écorçage.


Passage au "taille-crayon" !


Puis les troncs sont amenés jusqu’à un « taille crayon » géant qui les découpe en une fine lamelle continue d’un seul tenant. Ce long morceau est ré enroulé pour passer ensuite à la phase de séchage.



Séchage !






Découpage en tranche !

Une fois prêt à l’emploi le rouleau de bois passe par une machine à découper qui permet d’obtenir en sortie de processus des planches qu’il va falloir encore sécher un peu puis l’opération de collage va commencer.
Collage !

Une pile ainsi faite passe ensuite sous une énorme presse.

Passage à la presse !
Puis le contreplaqué commence à prendre forme et une fois usiné il va être estampillé « Rougier », porté des inscriptions relatives à la traçabilité des prélèvements (on peut savoir quel arbre a été utilisé et de quelle parcelle il provient) et mis en conteneur pour rejoindre l’Europe.

Maintenant on en sait plus sur la fabrication du contreplaqué !

Empilage !
Prêt à partir !