samedi 29 novembre 2014

Construire et Démolir !



Il faut un peu reculer !
 Libreville concentre la majeure partie de la population du pays avec pour conséquence immédiate un engorgement des artères principales de la Capitale car la circulation est dense et les taxis très nombreux.


Là aussi !
Là on casse !
Un programme ambitieux de rénovation est en œuvre et les avenues importantes passent progressivement à deux fois deux voies. Pour cela il faut récupérer du terrain ce qui passe souvent par des démolitions le long de la voie initiale.

Les bâtiments sont alors marqués et les habitants ou commerçants concernés disposent d’un temps limité pour quitter les lieux. 
Comment agrandir son terrain !
Rasage en cours !


Les bulldozers entrent ensuite en piste et rasent tout ce qui dépasse. J’ai assisté à ce spectacle et les démolisseurs sont particulièrement adroits car ils évoluent au milieu de la circulation qui n’est pas arrêtée et des propriétaires qui n’ont pas forcément encore abandonné leurs biens.


Ensuite le jeu consiste pour les anciens propriétaires ou les vendeurs à la sauvette à reprendre le terrain jusqu’au jour où les travaux commenceront enfin. 
Vendeur à la sauvette !

Reprise du terrain !









jeudi 27 novembre 2014

Gabonitudes !

Depuis mon arrivée au Gabon, j’ai  la chance de pouvoir lire chaque matin le journal principal du pays, l’UNION. Les informations sont classées de la manière suivante :

A la Une, en dehors des titres,  la chronique de Makaya qui livre à ses lecteurs un billet quotidien  intitulé « pour moi quoi… »,  billet qui brocarde de temps en temps  la classe dirigeante gabonaise, les grandes entreprises ou les administrations. C’est un exercice de style quotidien. Le mot Makaya est un terme que l’on utilise pour désigner les marginaux.

Politique
Le journal présente l’ensemble des dernières mesures en vigueur, les débats qui se déroulent dans les différentes assemblées et des points de presse des autorités. Un évènement majeur a été l’annonce de la création des parcs marins, l’écologie étant un enjeu majeur au Gabon, ou en matière de santé l’urgence de « protéger la veuve et l’orphelin ».


Economie
L’économie traite des thèmes aussi variés que la possibilité dorénavant d’utiliser certain type de carte bancaire en fonction du réseau auquel on est affilié ou encore le rôle de la femme africaine dans la caféiculture.


Société et culture
Sujets très divers évidemment depuis le développement des solutions en matière de sécurité sociale, la bancarisation des bourses pour les étudiants, les négociations syndicales ou les dernières tendances modes.


Faits divers
Là aussi  les possibilités de sujets sont innombrables. Une caractéristique journalistique consiste à mettre les photos des personnes arrêtées quel que soit le motif et si possible en situation comme en ayant les objets volés dans les mains dans le cas d’un cambriolage par exemple. Il faut aussi prendre le temps de lire les articles car la langue de Molière est parfaitement utilisée et l’on peut découvrir ou redécouvrir des expressions surannées qui  ont malheureusement quitté notre vocabulaire actuel. J’adore particulièrement l’expression « fins limiers » dès qu’il s’agit de parler des gendarmes.


Suivent des articles relatif à la ville de PORT-GENTIL, notre voisine de l’autre côté de l’estuaire, et aux autres provinces du Gabon qui est composé de 9 régions. Les pages SPORT sont inévitables et avec les qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) le football a occupé une grande place. Avec une victoire 4 à 2 sur les Crocodiles du Lesotho, les Panthères du Gabon ont conforté leur billet pour la compétition africaine avec en Une « Ebouriffant ».


 

Enfin entre l’horoscope et la météo on trouve dans ce journal un dessin humoristique et une bande dessinée en 6 images du dessinateur Lybek qui en quelques coups de crayon croque admirablement les travers de la population et des politiques ou illustre un fait divers raconté souvent la veille.



Bonne lecture

Barbecue et Beaujolais nouveau !

Et voilà enfin notre premier essai barbecue qui fut très réussi, Pascal n'a pas perdu l'habitude et a allumé le feu haut la main ! Au menu, "Merguez - Chipolatas - Saucisses blanches", délicieux !

Le soir nous n'avons pas manqué de goûter le Beaujolais nouveau, eh oui ce n'est pas parce que nous sommes loin de la France que nous allons nous laisser abattre ! Des amis se sont joints à nous pour la soirée et ce fut fort sympathique.
Barbecue !
Beaujolais nouveau !



Loisirs !

Piscine Saoti !
Je vais vous parler un peu de nos loisirs aquatiques. Tout d'abord, voilà la piscine du club Saoti où je me rends de temps en temps, c'est un des seuls bassins qui fait 25 mètres, donc pour mes longueurs c'est mieux, sinon dans les autres piscines qui font environ 10 mètres, je risque d'attraper le tournis rapidement !






Ensuite voilà 3 photos de nos sorties plage au cap Estérias à 30 mn de voiture de la maison. Comme vous pouvez le constater après une marche, un bain de mer est le bienvenu, suivi d'un bon rafraîchissement ! Ici une petite bière fait quand même 65 cl. "La vie est belle" !
Bain au Cap !
Promenade au Cap !











Petite Régab !
Parmi nos loisirs petite nouveauté ! Pascal a intégré un groupe de musiciens guitaristes et c'est lui l'accordéoniste. Nous avons répété durant plusieurs dimanches en vue de notre soirée karaoké qui a eu lieu le vendredi 21 au soir lors du cocktail de la Coopération. Tout s'est bien passé ! Nous les femmes les avons accompagnés en chantant, bon il y a encore du boulot pour Pascal et moi car d'autres soirées se préparent à l'horizon, alors nous allons nous mettre au travail !
Soirée karaoké !
Comme vous pouvez le voir sur ces deux photos, je me suis fait un nouvel ami "le gorille" et Pascal deux amies également "la girafe et la régab". Je me demande laquelle il préfère ?
Mon ami le gorille !
les amies de Pascal !















Le crabe !
Je vais maintenant vous présenter mes autres copains que je préférerai ne pas connaître, du moins lorsqu'ils entrent dans la maison. L'autre jour à mon retour, j'ai trouvé dans le salon, "le crabe", je ne l'apprécie pas spécialement, mais d'après son regard lui non plus n'a pas l'air de m'aimer beaucoup. Surtout que je lui ai mis une cloche dessus en attendant le retour de Pascal pour qu'il m'en débarrasse.



Lézard du jardin !
Les petits lézards eux sont de moins en moins craintifs, je passe à 2 cm d'eux et ils ne daignent pas prendre la fuite comme ils l'ont fait à notre arrivée, ils essaient d'entrer dans la maison mais pour l'instant j'ai réussi à les en empêcher, je préfère qu'ils restent dans le jardin. Par contre les margouillats (de la même famille que les lézards mais plus transparents) entrent, je vous les présenterai dans un autre article, mais bon je me dis qu'eux au moins me débarrassent des moustiques !



Piton !
Quand au serpent "piton" c'est un voisin qui est venu nous le présenter, il l'a trouvé non loin de chez nous. Après nous l'avoir montré il est allé le faire préparer par son cuisinier afin de le manger. Nous l'avons touché et contrairement à ce que nous pensions il est très lisse, je m'attendais à ce qu'il soit rugueux et bien non !





Heureusement il y a aussi de jolis petits oiseaux avec de belles couleurs entre autre le "tisserin" que l'on trouve en grandes quantités !

Oiseaux Tisserin

dimanche 9 novembre 2014

L'église Saint Michel !

Entrée principale !
Parmi les nombreux lieux de culte de Libreville, il en est un de remarquable : l'église Saint Michel de Nkembo. Sa construction a commencé en 1967 car il fallait remplacer l'ancienne église devenue trop petite. Son clocher a néanmoins été conservé. Si la partie architecture est relativement simple par contre son originalité se trouve dans les sculptures.
travail d'orfèvre !


Située non loin de la gare routière vers PK3 sur la nationale 1, elle a la particularité d'avoir été construite avec des matériaux du pays. ses piliers, ses frises aux dessus des linteaux et l’autel du Saint Sacrement on étés sculptés par un artiste gabonais originaire de Lambaréné, Zéphirin  Lendogno.
A fond le balafon !


D'autres sculpteurs ont été mis à contribution comme Juan Ndong pour l'imposant autel et le pupitre ou encore André Peukououko pour les balafons. (sorte de xylophone).

1000 places !

Achevée dans les années 2000, elle offre désormais une capacité d'accueil de plus de 1000 places assises dans la partie principale et 2000 dans l'amphithéâtre.



Le kévasingo, l'un des bois les plus durs de la forêt gabonaise, a été utilisé pour les portes de la façade. Tous les panneaux sont ornés de motifs décoratifs traditionnels et 35 colonnes entièrement sculptées décrivant l'Ancien et le Nouveau Testament cernent l'édifice.


Pupitre à l'archange !
Rangée de colonnes !
L'imposant bénitier que l'on trouve dès l'entrée est fait de latérite et toutes les pierres nécessaires à la construction de l'édifice ont été extraites sur place.








Fonts baptismaux


Enfin une piscine en céramique permet le baptême des adultes par immersion.




Arboretum de Raponda Walker

Entrée du parc !
A quelques kilomètres de Libreville, nous accédons très facilement à un parc naturel qui abrite l'Arboretum Raponda Walker.
Sentier humide !

Situé dans la forêt classée de la Mondah, cet arboretum porte le nom d’un illustre enfant du pays, Monseigneur André RAPONDA WALKER, humaniste, écrivain et chercheur qui a contribué à l’oeuvre d’édification de la connaissance du patrimoine gabonais sous diverses formes et notamment en botanique.

Ce parc offre une biodiversité étonnante et nous plongeons littéralement  au coeur de la forêt tropicale dès les premiers mètres parcourus. Ambiance humide garantie, nombreux petits cours d'eau à franchir, végétation luxuriante et arbres vertigineux notamment le fromager et ses 60 m de haut.
Plante tropicale !

Au pied du fromager !
Nous parcourons le circuit en 1 h 30 en moyenne et lors de la 2° sortie nous avons passé la moitié du temps sous la pluie ce qui a encore modifié notre perception du lieu, un vrai bonheur !



Géant !




lundi 27 octobre 2014

Au Gabon il n'y a pas que la banane !

Après l'article sur la banane nous vous présentons maintenant la noix de coco ainsi que le cœur de palmier. Pascal a eu un peu de mal à couper la noix de coco mais avec un peu d'entraînement il s'en sort finalement très bien.
Bien sûr il a attrapé une ampoule en les coupant mais ça valait bien l'effort tellement c'est bon !
Cœur de palmier !




Quand au cœur de palmier qu'une voisine a eu la gentillesse de nous donner lorsqu'elle a coupé son palmier il est délicieux, ça change des cœurs de palmier en boite que nous achetions en France.







Je vous laisse découvrir mon coupeur de noix de coco content de son exploit, avant et après.

Avant l'effort !
Après l'effort !

lundi 20 octobre 2014

Lambaréné - épisode 3

Le doc!
Jour 3. Réveil matinal au son des oiseaux et du coq qui chante juste sous notre fenêtre. Nous déjeunons une dernière fois au réfectoire, sous le regard du Docteur Schweitzer, d’une bonne baguette grillée et de confiture.

Le routier de la RN1
Cette fois il nous faut reprendre la route, direction Libreville. La pluie est au rendez-vous dès le départ mais la route est en bonne état et il n’y a pas beaucoup de circulation.

Par contre il faut faire attention lors des traversées de villages car aujourd’hui dimanche beaucoup de personnes se rendent à la messe et la route est souvent leur seul moyen d’accès. Nous mettons environ 3 heures pour parcourir les 210 premiers kilomètres et atteindre notre lieu de restauration, le restaurant Santa Barbara !
Eglise des soeurs Clarisse !

Après le repas, nous faisons une halte à PK 24 au monastère des sœurs Clarisses situé sur une colline qui domine la région. Nous reprenons la route après la visite de l’église non sans avoir acheté de délicieuses confitures de mangues et de caramboles ainsi qu’un petit vin cuit local.


Si la pluie s’est arrêtée depuis maintenant un bon moment il n’en demeure pas moins qu’il a du bien pleuvoir sur Libreville vu l’état de certains passages.

Route humide !
 En arrivant de bonne heure sur la Capitale nous évitons les bouchons du retour et sommes à la maison vers 16 h  après avoir passé un excellent week-end. Nous avons hâte de reproduire ce genre de voyage.

dimanche 19 octobre 2014

Lambaréné - épisode 2 !

Nous avons passé une bonne nuit et nous n’avons même pas eu besoin d’utiliser le ventilateur. Aujourd’hui la journée est consacrée au fleuve. Nous avons prévu un tour en pirogue à moteur d’une durée de 4 H au départ de l’hôpital même, car notre guide Yaya est un personnel de l’établissement qui participe à des menues tâches comme nourrir les animaux et les 2 pélicans en particulier. Après un petit déjeuner pris vers 8 h 00 nous nous préparons tranquillement pour un départ prévu à 9 h 00. La météo est correcte mais les premières gouttes de pluie arrivent, rien d’inquiétant. Nous discutons avec un dentiste congolais en mission de 3 ans à l’hôpital qui connait bien la faune et nous apprenons ainsi qu’il n’y a quasiment pas de serpents sur le site au contraire des écureuils et que les rives sont dangereuses à cause des courants et non pas des crocodiles. Nous voilà rassurés ! Le temps passe ainsi et 9 h 00 arrive mais pas le guide… Nous avons désormais l’habitude et après quelques coups de téléphone il finit par arriver tranquillement, nourrit le pélican de poissons fraîchement pêchés et nous prend en charge.
Embarquement !
Mur végétal !
Nous embarquons donc sur le frêle esquif lorsque la pluie arrive, vite les ponchos et nous allons ainsi faire les 45 premières minutes sous une averse tropicale légère. Il faut un peu se protéger les yeux mais à part cela rien de bien désagréable d’autant que l’eau qui tombe sur nous n’est pas froide.
Nous descendons le fleuve qui se jette dans la mer au niveau de Port-Gentil à environ 4 heures de navigation de Lambaréné. En ce qui nous concerne, nous allons nous contenter d’une petite heure avant de prendre l’un des ses nombreux affluents qui va nous permettre ensuite de rejoindre le lac Evaro. L'Ogooué avoisine les 900 km, prend sa source en République du Congo, dans les Monts Ntalé, à une altitude de 840 mètres.
Pélicans !
Pendant cette descente nous allons apercevoir des hippopotames, des singes et des dizaines de pélicans. Je vais aussi entrevoir mon premier serpent qui va tomber dans le fleuve lorsque notre guide s’approchant un peu trop près du bord va repousser la pirogue en s’appuyant avec la main sur les racines denses d’un palétuvier. A un mètre prêt la bestiole aurait pu tomber dans la pirogue à côté de Béatrice. Gloups !
Le spectacle le long du fleuve est intéressant car nous voyons une grande variété de végétation et de nombreux oiseaux. Nous atteignons ensuite le lac après avoir quitté l’affluent en empruntant un passage court, sinueux et peu large. L’impression est très surprenante car l’étendue d’eau est très importante alors même qu’il s’agit du plus petit lac de la région. Le guide nous dépose sur une petite île où vit une famille de pêcheurs.
Habitat naturel !
Nous pouvons ainsi visiter un habitat naturel, découvrir la méthode pour fumer les poissons pour une question de conservation et enfin apprendre à récolter le vin de palme. Après avoir goûté le poisson nous reprenons la pirogue, accostons une autre île pour voir les vestiges d’un ancien hôtel avec piscine ouvert 10 ans auparavant mais désormais laissé à l’abandon puis reprenons le chemin du retour. Nous reprenons pied sur la terre ferme de l’hôpital vers 14 h 00 non sans être passé sous le pont situé au nord de Lambaréné pour apercevoir des centaines de chauves-souris qui attendent la nuit pour aller se nourrir.
Palmeraie ?
 Compte tenu de l’heure tardive nous décidons de repartir en ville dans le quartier Issac car on nous y  a indiqué un « salon de thé » où nous pourrons nous restaurer avant de poursuivre notre visite de la région. Nous filons plein sud à environ 15 km de Lambaréné en direction de Fougamou pour aller voir une palmeraie, mais une fois arrivés on découvre que tous les arbres ont été coupés et remplacés par une plantation d’hévéas. Promis je vais écrire au Petit Futé pour faire actualiser le guide touristique. Sur le retour nous passons boire un verre à l’Ogooué Palace, véritable hôtel avec piscine, puis vient l’heure de rejoindre l’hôpital pour y prendre notre repas du soir avant une deuxième nuit plein de rêves.