samedi 15 avril 2017

Namibie 2017 - Les dunes de Sossusvlei !

14 mars 2017 - Journée à Sesriem.

Cette journée va être consacrée au parc de Namib Naukluft et nous dormirons au même endroit ce soir.

Nous partons encore de bonne heure (5 h 45) car nous avons une quarantaine de km à parcourir avant d'arriver aux fameuses dunes rouges de Sossusvlei et y voir le soleil se lever. Je vous invite tous à regarder une vue satellite du site, c'est absolument remarquable.

Vue satellite !
Nous sommes dans un désert de sel que l'on appelle ici salar et d'argile. Il est formé par un oued alimenté par la rivière Tsauchab qui coule d'Est en Ouest à partir du village de Sesriem sur environ 60 km. Comme dans tout désert, point de rivière en vue mais l'eau est sous nos pieds. Nous sommes dans une mer de sable. Les dunes les plus hautes s'élèvent au-delà des 375 m et figurent parmi les plus hautes du monde.
Arc en ciel !
Pour l'instant la météo n'est pas très favorable et la pluie tombe ! Un comble car cela n'est pas arrivé depuis 8 ans. Heureusement pour nous le décor reste magnifique et nous avons même droit à un arc-en-ciel.

Acacias !

La végétation est rare et le seul arbre qui résiste est l'acacia dont l'apparition de temps en temps nous donne l'impression d'une fin du monde. Nous continuons à nous enfoncer plein Ouest, les dunes parfaitement alignées de part et d'autre de notre route. Nous apercevons au loin la fin du chemin et nous allons bientôt faire notre premier arrêt.

Dune rouge !
Chris arrête le camion sur un petit parking déjà occupé par quelques véhicules mais nous sommes encore loin des zones touristiques encombrées. Nous entamons chacun à notre rythme l'ascension de la dune 45. Elle doit son nom tout simplement au fait qu'elle se situe à 45 km de Sesriem, facile ! Elle culmine à 170 m et sa montée est plutôt aisée mais on s'enfonce quand même un peu. Le jeu des lumières sur l'environnement est magnifique et le paysage change très vite au gré des mouvements du soleil et des nuages. 
la dune 45 !

Tour d'horizon !
Bien sûr comment ne pas imaginer un retour différent qu'à l'aller et pour cela une seule solution, couper au plus court et prendre la pente directement de face. Après une courte hésitation on franchit la petite crête formée par le vent et on bascule dans le vide. On se croirait vraiment en montagne, le sable remplaçant la neige. Le sable est de la vraie poudreuse et la sensation est très agréable, on se prend vite au jeu. Inutile de dire que nous avons pris "quelques kilos" en arrivant en bas.
Descente dans la poudreuse !
 Mais d'où vient cette couleur rouge ? Elle proviendrait de l'oxydation du sable qui aurait parcouru des centaines de km depuis le désert du Kalahari, transporté jusqu'à l'Atlantique par la rivière Orange qui sert de frontière avec l'Afrique du sud au Sud de la Namibie et qui aurait ensuite remonté la côte grâce au courant antarctique de Benguela.

Alignement de dunes !
On ne se lasse pas de ce décor. Une fois les chaussures vidées de leur surplus de bagages, nous reprenons le camion pour rejoindre le marais desséché de Dead Vlei situé 10 km plus à l'Ouest. Nous partons pour une courte marche d'environ 3 km et nous sommes heureux de ce temps légèrement couvert car entre le sable et la chaleur le parcours peut vite devenir pénible.  


Salar !
500 m avant d'arriver, nous débouchons d'un petit col et pouvons apercevoir l'objet de notre curiosité. Impressionnant, devant nous un cirque de dunes rouges et au centre le "marais mort", Dead Vlei  à la couleur blanche.
Bientôt Dead Vlei !
Dead Vlei !
L'endroit est surprenant et l'atmosphère de fin du monde refait son apparition surtout avec tous ces arbres morts qui pointent encore leurs branches vers le ciel ou sont couchés comme pour un dernier sommeil.

Etrange forme !
Au milieu de Dead Vlei !
On reste en  admiration devant cette merveille de la nature et les variations de couleurs des dunes alentours invitent  à la contemplation. Nous rebroussons chemin, profitons bien du décor ambiant et Chris nous conduit en véhicule jusqu'au pied de Big Mama Dune qui est également une dune accessible aux visiteurs. Cette fois pas d'ascension mais quelques photos. 
Big Mama dune !
Nous prenons le chemin du retour jusqu'à Sesriem où une dernière curiosité nous attend, un canyon. Le Sossusvlei est vraiment un bel endroit et les décors changent sans cesse. Nous n'aurons jamais eu le ciel bleu éclatant qui permet un contraste maximum mais le jeu de cache-cache du soleil avec les nuages nous aura permis de découvrir un environnement plein de surprises.
Jeux de lumière !
La matinée tire à sa fin et nous décidons de poursuivre la visite avant de passer à table. Ainsi nous pourrons profiter pleinement de l'après-midi et enfin nous reposer un peu. Nous rebroussons donc chemin et arrivés à Sesriem nous ne sortons pas du Namib Naukluft Park mais prenons la direction du sud pendant 4 km. Nous arrivons bientôt sur un petit parking et sans le guide peut-être aurions-nous raté l'entrée du canyon tellement elle est fondue dans la masse. Même s'il fait 1 km de long  nous n'en remontrons qu'une centaine de mètres, suffisant pour prendre la mesure du travail de l'érosion. 

Canyon de Sesriem !
C'est la rivière Tsauchab qui a creusé cet endroit profond au maximum d'une trentaine de mètres. C'est un agglomérat de sable et de roches vieux de 15 millions d'années.

Au creux du canyon !
Petite anecdote, en cherchant la signification de Sesriem je suis tombé sur 2 versions, à vous de faire votre choix. Tout d'abord il s'agirait bien d'un mot afrikaner, Ses riem signifiant alors 6 courroies. Donc d'un côté nous avons 6 courroies nécessaires mises bout à bout pour atteindre l'eau au fond du canyon ou alors 6 "peaux de vaches" indiquées par des colons néerlandais pour déterminer la hauteur de ce même canyon. 

Quoiqu'il en soit nous reprenons le chemin de l'hôtel non sans passer par le restaurant du Sossusvlei Camp Site où nous allons nous rassasier d'un bon burger.

En reprenant la route et depuis notre départ de Windoeck, nous avons souvent aperçu ces énormes essaims. On en trouve dans les arbres bien sûr mais aussi sur les poteaux électriques. En fait il s'agit de nid géant construit avec patience par des oiseaux, les tisserands, comme au Gabon. A la différence prêt de la taille évidement. En Namibie ils sont tout simplement gigantesques et peuvent abriter jusqu'à 500 oiseaux. des véritables H.L.M. quoi !
HLM ?
Sur la photo du bas, vous avez trouvé l'oiseau ?
Nid de tisserands !
L'après-midi est bien entamé lorsque nous sommes de retour à l'hôtel. Maintenant repos, piscine, apéro et gros dodo car demain 330 km de piste nous attendent. Encore une bien belle journée de passée.








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